29 juil. 2009

[News] Poker, culture et société au Club Poker 78





Une trentaine de passionnés de poker se réunissent à Achères (Yvelines) tous les lundis et les mercredis soirs, de septembre à juin. Parmi eux, Barbara, rédactrice juridique retraitée, Bruno, huissier à l’Institut de France, Jean, peintre et marathonien, David, vendeur multimédia, Benoît, président du club, journaliste, Johann, ludothéquaire, Julien, lycéen – il vient de passer son Bac français, Jacques, commerçant, Christophe et Maël, ingénieurs en informatique. Ils ont entre 17 et 60 ans.



Échantillon du CP 78.
Au centre, chemise noire : Benoît, président du club


Voici le Club Poker 78 d’Achères, en grande banlieue de l’Ouest parisien, à proximité de Poissy, la ville de Peugeot, et de Conflans Saint-Honorine, la ville de Michel Rocard.


Habitée depuis l’ère paléolithique, ville de cheminots au XIXème siècle, Achères détient deux records notables :

1/ Les 100 km/h atteints pour la première fois par une automobile.


2/ La plus grande station d’épuration d’Europe, deuxième au monde après celle de Chicago, capable de traiter les eaux de 8 millions de citadins. Malheureusement, poker oblige, nous n’avons pas eu le temps de la visiter.


Aujourd’hui, l’effervescence de la grande gare de triage ayant périclité, les générations de cheminots ont muté et l’activité des Achérois se découpe grossièrement entre l’industrie à proximité et les métiers du service, plus proches de Paris, rendus possible grâce au tortillard démodé et très mal nommé R.E.R., avec un E comme Express difficilement justifié, puisqu’il prendra tout de même 40 minutes pour parcourir une dizaine de kilomètres à une vitesse d’escargot, sous un soleil de plomb et sans climatisation.



La libération enfin, lorsque je quitte le quai pour découvrir le quartier d’Achères-Gare, totalement neuf : ici, pas de troquet ni de baby foot, mais des immeubles modernes, un stade, un grand lycée et le Centre Culturel Jean Cocteau où le Club Poker 78 a élu domicile. L’accueil est « chaleureux », il faut dire qu’il fait plus de 30 degrés à 20 heures en cette belle journée du 22 juin 2009 : Benoît, président fondateur du club, m’accueille avec Julien, le benjamin du club, et j’apprendrai plus tard qu’il en est aussi le jeune prodige. Nous y reviendrons.


Le temple du poker… à Achères


Je commence toujours ces visites avec le même état d’esprit : dans cette grande saga de la vie des clubs, je recherche à chaque fois l’identité du club et ses éléments différentiateurs, en prenant pour acquis que c’est difficile, qu’ils se ressemblent tous finalement un peu si je ne fais pas attention. Quelle erreur ! Leurs atouts sautent aux yeux dès les premières minutes et ceux du CP 78 sont tout simplement exemplaires.

Présentation du club

Mais commençons par les présentations d’usage. Le CP 78, association de loi 1901, a été fondé en 2008 par son président, Benoît ; il compte aujourd’hui 27 membres actifs.

Le club n’est affilié à aucune entité fédératrice, ne développe ni site web ni forum, ne participe pas aux interclubs et évolue ainsi dans une apparente autarcie, mais nous verrons que les moyens dont il s’est doté lui offrent en réalité une véritable autonomie, et aucune attente particulière « de l’extérieur ».

Le poker culturel et social

Loin du marbre blanc et des frigos bien remplis du Cercle de Casablanca ou de l’enceinte de la ferme aux nobles poutres apparentes du Club 3,14 de Yerres, le CP 78 dispose des moyens les plus sobres, presque spartiates. La surprise ne viendra qu’après… Quelques tapis de feutre synthétique sur des tables en formica, des chaises d’un design très Service Public, un modèle que je connais bien : ce sont celles qui ont accompagné mes longues attentes dans diverses préfectures, centres des impôts ou de la sécu, commissariats (si, si !). Pourtant, Benoît me présente les locaux avec une fierté non dissimulée. En effet, dans cette salle du Centre Culturel Jean Cocteau entièrement dédiée au poker deux fois par semaine, on trouve aussi, en plus du matériel standard, un projecteur, plusieurs ordinateurs et même des cahiers : autant d’accessoires originaux généralement absents des autres clubs et pour cause ; ils annoncent l’identité forte du CP 78, son point fort, à savoir la pédagogie et l’enseignement du poker.

CP 78 : le nec plus ultra de la pédagogie au poker en club


Comme dans tous les clubs, et conformément à la Loi, l’argent ne circule pas dans le CP 78, il n’y a pas de bière non plus (je vous l’avais dit, c’est spartiate). Les ateliers et tournois sont tous des freerolls mais, lorsque je questionne la quinzaine de participants présents le 22 juin, seuls trois déclarent avoir déjà engagé de l’argent au poker ! Sans doute un record, marquant plus qu’ailleurs « l’esprit club », un signe annonciateur d’une nouvelle génération de joueurs, ou d’une nouvelle forme de poker, assez étonnante d’après moi, mais hautement respectable. Malgré les ambitions marquées de leur président en termes de niveau de jeu, les membres se retrouvent avec une forte assiduité deux soirs par semaine avec le seul souhait de se retrouver dans une communauté sociale, culturelle et ludique.


Échanges avec les joueurs, et les joueuses (Barbara)


Les membres du club sont tous très fiers de me présenter Barbara qui, un jour de septembre 2008, a franchi la porte du club avant un timide « Bonsoir, c’est ici le poker ? ». Depuis, Barbara assiste à toutes les séances, suit les ateliers organisés par le président et participe à tous les tournois et cash games. Le Centre Culturel Jean Cocteau offre de nombreux services et ateliers aux administrés d’Achères, avec en particulier un bon niveau de graphisme, dessin et peinture, mais le poker s’y est manifestement imposé et attire les nouveaux (et nouvelles) venus au même titre que plusieurs disciplines culturelles et artistiques.
D’ailleurs, art et poker font bon ménage comme le prouvent les toiles contemporaines de Jean Simonet, le bras droit de Benoît. Un travail splendide de couleurs et de matière. Aujourd’hui deux de ces toiles ornent mon salon et si vous aimez, achetez maintenant, tant que vous avez la cote pour payer : jeansimonet2@orange.fr.

– Ooooh ! Comme c’est beau ! Avez-vous déjà vu rouge aussi rouge ?! Et ce bleu ! Avez-vous déjà vu et un bleu aussi bleu ?
– Un rouge, euh… oui, peut-être, mais un bleu, non.

(Réplique de Jean-Pierre Bacri dans Escalier C)


Jean Simonet


Les ambitions du président, l’identité pédagogique


La séance commence avec les présentations d’usage, notamment le pseudo-événement du jour, ma visite au club, « ma vie, mon œuvre » et ce projet d’article. Mais je m’intéresse vite aux participants, leur parcours, leurs résultats, ambitions et attentes. Ces présentations restent sobres, sans aucune effervescence particulière car je constate rapidement que les membres du club n’ont d’yeux que pour leur président, notamment lorsqu’il reprend la parole et présente l’ordre du jour de la séance du 22 juin. Avec une attention vraiment sérieuse, dans un silence presque scolaire, les Achérois sont prêts.

- Rendu et corrigé commenté du questionnaire d’évaluation de fin d’année (20 minutes)
- Cours magistral sur la gestion des tapis en tournoi (20 minutes)
- Atelier et exercices d’application en tournoi (45 minutes)
- Pause (10 minutes)
- Atelier cash-game (45 minutes)

Au Club Poker 78, on ne plaisante pas avec le poker !

Voilà la teneur unique de ce club : la pédagogie, l’enseignement du poker, l’évaluation des niveaux et des progrès, le suivi quantitatif dans le temps. Un thème particulièrement intéressant puisque, d’après mes connaissances des clubs, le CP 78 a particulièrement réussi là où bon nombre ont renoncé, ou peu investi. Benoît a conçu un cursus de cours et d’ateliers à l’échelle d’une année entière ! Elle débute en septembre, se termine en juin, et ce n’est pas par hasard si elle est calée sur les années scolaires.


Un cursus complet de la théorie au poker


Nous sommes en juin et je pourrai effectivement constater que plusieurs membres du club pratiquent un poker académique, propre et efficace – presque capable de rivaliser avec le niveau que j’ai pu constater dans les écoles de poker comme Docteur Stratagème (alias Le Doc). Deux ou trois joueurs se détachent vers des niveaux que l’on peut vraiment qualifier d’avancés et je présenterai plus en détail un personnage haut en couleur, compétiteur dans l’âme dont vous entendrez inévitablement parler lorsqu’il aura atteint l’âge légal pour venir combattre en ligne : il s’agit de Julien Martini, 17 ans, taillé pour se battre, et pour vaincre.

Le questionnaire d’évaluation

Je tiens à me prêter au jeu et remplis à toute vitesse ce QCM de 35 questions. Les bonnes réponses rapportent 2 points, mais les mauvaises sont sanctionnées.
Il est conçu pour reprendre tous les cours et les concepts théoriques vus pendant l’année : les bases, les cotes, le vol des blinds, la position, les tempéraments de joueur, le jeu short stack, le squeeze. Les premières questions sont simples, par exemple :

- Question 9 : quelles sont les vertus d’une relance préflop quand vous avez une paire d’as servie ?
(A) Faire gonfler le pot
(B) Protéger votre main
(C) Faire peur


Interdiction de vous tromper sur cette question, que Benoît déclare d’ailleurs largement inspirée des premiers chapitres du Poker, au-delà du hasard. Mais il va plus loin. On monte rapidement en puissance avec des questions de synthèse, et malgré deux erreurs d’inattention de ma part et une vraie faute d’enchère due à une mauvaise lecture des tapis, je suis heureux de trouver la bonne réponse à la terrible question 11 ; une décision que je prendrai à l’identique en table réelle, et à juste titre, seulement quatre jours plus tard, lors de la finale annuelle de Docteur Stratagème. La voici. Il y a eu des débats sur la réponse, mais ils sont inutiles : la solution optimale est univoque et parfaitement étayée par la théorie, dont Benoît et moi-même vous faisons grâce dans cet article.

Question 11 : En tout début de tournoi (tapis initial profond, 50 ou 100 BB), l’UTG relance de 3 BB. Il est sur-relancé 10 BB par un joueur en milieu de position. Au cut-off, vous découvrez A-K dépareillés, et vous êtes légèrement couverts par les deux joueurs. Que faites-vous ?
(A) All-in
(B) Call
(C) Fold

Évaluez votre niveau avec le Club Poker 78 !

Je ne donne pas la réponse à cette question, car nous avons décidé ce publier le questionnaire du club dans cet article, vous pouvez le télécharger, le remplir et le renvoyer au président, qui s’est aimablement porté volontaire pour les corriger gracieusement et vous retourner les réponses. Soyez honnêtes avec vous-mêmes, n’utilisez aucune documentation.

1/ Téléchargez le Questionnaire d’Évaluation du Club Poker 78 (Lien à paraître).
2/ Envoyez-le dûment rempli à benoitfourets@yahoo.fr

Résultats : Julien atteint le score de 100% de bonnes réponses. La phase des corrections commentées est à mourir de rire, notamment lorsque Benoît annonce les notes et distribue, dans l’ordre, les copies corrigées au stylo rouge et notées !

– Enfin Barbara ! C’est 13 outs que tu as avec ce tableau, et pas 8. Vraiment je ne comprends pas, les outs, on a vu ça il y a deux semaines.

Silence. Des souvenirs du lycée remontent à ma mémoire, hormis la discipline, puisqu’au CP 78, ça ne moufte pas lorsque le président corrige les devoirs !

Les 35 réponses sont décortiquées, débattues, challengées, mais Benoit connaît son cours sur le bout des doigts et obtient toujours le dernier mot. Son ambition est claire : il souhaite faire monter le niveau de son club, transmettre son savoir et lors du tournoi qui suivra le cours sur la gestion des tapis, je le verrai presque malheureux de voir l’incorrigible Jacques caller tout ce qui passe, indépendamment tout critère de profondeur et de position. En effet, Jacques est la calling station du club et il semble d’ailleurs qu’il y en ait une dans chaque club, toujours célèbre, en tête de liste pour infliger de terribles bad beats aux meilleurs joueurs sur des tirages improbables à la river. C’est marrant, lorsque j’arrive dans un club, on me présente toujours la calling station dans les cinq premières minutes. Je vais enfin comprendre pourquoi, ce jour-là.

Cours du soir

Au programme du lundi 22 juin, la gestion des tapis en fin de tournoi. Le cours est projeté en grand format sur le mur, pendant que les membres du club écoutent religieusement la théorie brillamment exposée par le président. Parfois, on ose poser une question…



Cours magistral sur la gestion des tapis


Le timing est remarquable : 15-20 minutes, pas plus, avant de passer à la pratique. Et si cet article doit avoir un seul objectif, c’est celui de mettre les cours packagés du CP 78 à la disposition de tous les présidents de club qui le souhaitent. L’adresse est la même : benoitfourets@yahoo.fr.

Atelier pratique

Les joueurs sont invités à passer immédiatement à la pratique. Présentation par Benoît et Jean (le peintre marathonien) qui animent chacun une table. En application du cours, les joueurs reçoivent des tapis différents : chip leader, short stacks, etc. et on vérifie que tout le monde à compris la théorie et c’est parti. Alors ? Eh bien très vite, la nature reprend ses droits, Jacques call et call encore, pendant que Barbara slowplay ses paires, relance de quelques chips ses mains gagnantes au flop, et ne paye pas les all-in adverses. Il est évident, ici comme ailleurs, que la plupart des joueurs sont venus pour s’amuser, envoyer des jetons et surtout tirer des cartes, au grand désespoir de Benoît bien sûr, alors que Jean se montre plus philosophe…

Je joue tranquille, des coups de plus en plus expérimentaux qui portent leurs fruits (je travaille pas mal les betting patterns cette année). Mais je tombe finalement sur un écueil. Comme d’habitude, Jacques a callé, tiré, et touché à la river ! Un peu plus tard, c’est aussi Jacques qui remportera le tournoi. Calling station, c’est pas une bonne stratégie, mais savez-vous vraiment comment les neutraliser lorsqu’ils sont assis juste à votre gauche ? Pas moi.


On félicite le gagnant, qui joue très bien, par définition.


Cash-game

La pause permet de faire plus amplement connaissance et une heure plus tard, lorsque je quitte le club, je peux saluer chacun par son prénom. C’est appréciable et sans doute apprécié.
Entretemps, un cash-game freeroll s’organise avec une formule 5/10 et 2000 de tapis. Force est de reconnaître que les joueurs et les échanges m’intéressent plus que les résultats. Je pratique peu le cash-game freeroll
Je fais quand même honneur lorsque je reçois la main à l’effigie du club : 7-8 dépareillés, que je relance allègrement préflop. Ça ne donnera rien de bon… J’attendrais un article en Seine-et-Marne (7-7) ou dans les Vosges (8-8) pour reproduire l’expérience.

Graine de star

Cette année, je travaille deux thèmes : les reads et les betting patterns, car une fois la théorie et la technique à peu près acquises, on peut vraiment se concentrer sur l’adversaire. Certes, la technique évolue tout le temps diront certains, et on trouve chaque mois une nouvelle parution sur de nouveaux concepts « neo-new-school ou scandino-ultra-LAG », du type Power Number, S.A.G.E., etc., qui apparentent de plus en plus le poker à une discipline d’entreprise certifiée ISO-9001. Mais n’exagérons rien, la plupart des joueurs ne calculaient déjà pas leur cote, ils ne vont pas commencer à évaluer les ICM en live, et la séduisante méthode de heads-up S.A.G.E. reste truffée d’inefficiences mathématiques dans les mains médianes : J-x, 10-x, 9-x, 8-x, justement celles qui nous intéressent en heads-up !

Lorsque je parle de reads, il ne s’agit pas seulement d’évaluer des plages de main probables du type « avec sa relance préflop et sa position, je le vois sur une petite paire, A-x, K-x ou bien des connecteurs assortis » comme je le lis encore aujourd’hui dans certains magazines ; il ne reste que les grosses paires et les poubelles, on est bien avancé ! Je parle du read où on détecte avec une quasi-certitude l’absence d’As chez l’adversaire sur un flop A-K-Q, où l’on identifie précisément une paire entre 5, 6 ou 7, ou encore lorsqu’il ne fait aucun doute que l’adversaire possède exactement A-Q ou A-J. Ça marche finalement pas trop mal avec beaucoup d’attention, mais seulement contre certains joueurs, même forts, c’est une question d’affinités (Je me plante encore régulièrement contre un certain Olivier, un prof de poker qui se reconnaîtra). Le véritable read va au-delà des cartes, il couvre aussi la lecture des enchères par anticipation, lorsqu’on est capable de prévoir et même d’orienter la réaction adverse au flop ou à la turn sur un call, un continuation bet, un all-in, etc. Ce sont tous ces sujets que je me propose de développer contre Julien lorsqu’il me propose un heads-up, et j’en ai bien besoin, parce que Julien, du haut de ces 17 ans et 1,94 m, fait déjà trembler tout le Club Poker 78 ! On m’annonce qu’il n’a pas perdu un seul heads-up depuis 6 mois, y compris contre des extérieurs au club, et c’est lui qui vient vers moi sans complexe, à peine 10 minutes après mon arrivée… Il s’agit d’un véritable défi.

On voit tout de suite lorsqu’on a à faire à un battant. Julien est brillant dans ses études, il a aussi pratiqué le hand-ball de haut niveau, en sélection Nationale, avant de devoir interrompre son ascension fulgurante vers une carrière promise à la suite d’un accident brutal en plein match. Il a été formé à l’école de l’effort et de la réussite, comme en témoigne son entraineur qui lui disait, lorsqu’il avait 14 ans : « Je veux vous amener là où vous n’êtes encore jamais allé, c’est-à-dire au-delà de l’épuisement ». Il est passionné de poker et ses 100% de bonnes réponses au questionnaire ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Alors, lorsqu’on affronte Julien en heads-up, et son regard qui n’a plus rien d’angélique où transparaît toute la fierté des Corses, on fait gaffe.


Terrible heads-up contre Julien, un duel à fort enjeu : la fierté.
C’est Jean Simonet qui deal.


Alors j’ai fait gaffe, et j’ai pu épingler Julien à deux reprises, terminant sur un betting pattern inédit au flop qui pousse mon adversaire à la faute : c’est lui qui envoie all-in. Il a deux 7, j’ai deux dames. Peu importe le résultat car je n’en tire qu’une seule satisfaction : Julien m’a pris au sérieux, nous avons sympathisé et nous échangeons maintenant pas mal sur le poker. Je connais ses résultats, ses progrès, sa façon de voir le poker et d’appréhender ses adversaires. Je connais surtout ses ambitions et les moyens dont il dispose, dont le soutien admiratif de son père, qui est également membre du club. Croyez-moi, vous entendrez parler de Julien Martini – alias kroolheart sur les forums.


Cache ta joie !


Pour finir, si la lecture de cet article vous laisse le sentiment qu’il se passe quelque chose d’inédit au Club Poker 78 d’Achères qui mériterait par exemple que le club quitte son autarcie, notez que la machine est déjà en route. En attendant la majorité de Julien, sachez que le président, Benoît Fourets, vit déjà du poker, il est notamment journaliste et webmaster sur le prestigieux portail www.poker.fr, responsable de la mise en ligne de la plupart des articles que vous pouvez y trouver chaque jour.


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Poker, au-delà du hasard

Alexis Beuve
© Praxeo 2009

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